Turquie (5e partie) … du 2 au 12 février 2018.

Kurdistan. Entre Gaziantep et Erzurum, 10 jours de vélo entre plaine et montagnes dans des paysages grandioses où l’imprévu est le maitre-mot !

English version at the end …

Gaziantep – Pazarcik : 63 km, 910 D+

Après 5 jours de repos, il était temps de reprendre la route !

Premier jour de reprise sur les petites routes buccoliques du sud de la Turquie. Nous entrons tranquillement au Kurdistan turque. Aucun panneau annonciateur … nous le découvrons en discutant avec les gens. La région est plus pauvre. Les maisons ne sont pas souvent crépites. Les enfants jouent davantage dans la rue et nous regarde comme des bêtes curieuses. Peu de touristes passent ici.
Le paysage est valloné et agréable. Les collines sont peuplées de chèvres ou de moutons mais ce retour à la campagne nous va bien

Revigorés par 5 jours de confort, nous plantons la tente près du lac de Pazarcik.DSCN8298

 

Pazarcik – Golbasi : 57 km, 980 D+

Nouvelles routes de campagnes pour ce nouveau jour sur les routes turques.
Partis à 11h passés à cause d’un problème avec la pompe à eau, nous trouvons déjà un coin pique-nique à midi, au soleil, par 19°C … La météo du jour appelle au farniente !

DSCN8349.jpgAu détour d’une descente, une voiture banalisée pleine de militaires vérifie nos papiers d’identité … Ce 1er contrôle en 5 mois nous laisse une impression bizarre !

Nous continuons notre route tranquillement pour la finir dans un verger aux portes de la ville de Golbasi. Les nuits se rafraichissent …

Golbasi – Adiyaman : 72 km, 715 D+

Ce matin, il nous faut de l’eau … de l’eau !!! Nous nous arrêtons dans la première station service. Pause « çay » ! Alors que nous avions planifié notre route en direction de Malatya, la discussion avec le pompiste nous fait changer nos plans : direction Adiyaman pour aller au Nemrut Dagi, site touristique classé à l’Unesco.

Nous tournons les jambes rapidement jusqu’à la ville d’Adiyaman. Après 2 jours de bivouac, nous nous offrons l’hôtel. Nos narines nous disent merci. Ca commençait à sentir le fennec !

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Femme dans les rues d’Adiyaman préparant des galettes

Le soir au moment de sortir diner, nous demandons conseil au gérant de l’hôtel. Nous finissons la soirée avec lui et son patron autour d’un bon repas et d’un bon vin.

Jours de repos à Adıyaman (Nemrut Dagi)

Sur un coup de tête sans doute aidé par l’alcool, le patron de l’hôtel nous a proposé, la veille, de nous emmener au pied du Nemrut Dagi. Il a un restaurant à 2 km du sommet et aimerait y jeter un coup d’oeil.
Le Nemrut Dagi est en fait un sommet à 2100 m, peuplé de statues issues d’une civilisation ancienne. Seul bémol, à 2100 m, en février, il y a de la neige…

Après avoir parcouru les sites antiques environnants, nous laissons la voiture le long de la route d’accès au Nemrut. Il est 14h lorsque nous commençons l’ascension. Il était prévu de faire un barbecue de poisson accompagné d’un bon raki mais aujourd’hui, rien ne se passe comme prévu.

Les turcs ont la cigarette facile, ce qui ne facilite pas l’ascension. Nous mettons plus de 2h à faire 4 km. Nous nous enfonçons dans la neige … bref, on avance pas mais le panorama est superbe ! Nous sommes seuls ou quasiment (1 voyageur marocain croisé en chemin).

En arrivant au restaurant, nous avons l’agréable surprise de découvrir que la porte d’accès est ensevelie sous la neige. Il faudra 1 heure de déblai avec les pieds et une malheureuse planche de bois pour accéder (enfin) au restaurant !

En entrant, pas d’électricité, pas de chauffage … il est 17h, on a les pieds mouillés … nous sommes transis de froid et affamés. Il est désormais trop tard pour redescendre. La nuit tombe. Nous dormirons ici cette nuit.

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Coucher de soleil sur la montagne de Nemrut

Le patron, aux petits oignons, met ceux-ci dans la salade, tandis que son employé, prépare le poulet au barbecue dans la neige. Oui le poisson a pris des ailes en venant à la montagne.

Le lendemain matin, après une nuit froide mais confortable, nous redescendons à pied ou sur les fesses (les pantalons s’en souviennent). On se promet de revenir un jour pour voir les statues et se remémorer cette journée formidable.

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Avec Murtaza, the big boss

Murtaza, le patron a manqué un vol pour Istanbul qui partait d’Adiyaman. Le prochain est à 12h15 mais il part de Gaziantep… Après Nemrut Dagi, nous voici embarqués dans sa voiture du jusqu’à Gaziantep. Denis est chargé de la ramener à l’hôtel …

Arrivés à l’aéroport à 11h45 … il était tant ! Nous pouvons désormais souffler, autour d’un bon baklava et d’un bon thé, au pied du château de Gaziantep ! Le retour se fait sans encombre, hormis un contrôle où le gendarme ne parlant pas anglais nous laisse finalement passer.

En arrivant à l’hôtel, nous retrouvons la douche et le calme de la chambre. Nous finissons la soirée avec le gérant de l’hôtel et ses employés à raconter nos aventures autour de gözleme (galettes de pommes de terre) faite maison par la mère d’un employé et directement livré à domicile.

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Avecl’équipe de l’hôtel à Adyaman

Adiyaman – Narince : 61 km, 1080 D+

L’épopée du Nemrut Dagi est terminée. Nous reprenons notre vélo-vélo habituel. Dès le début de l’étape, nous sommes régulièrement abordés par les gens. Ils nous saluent, pilent devant nous parfois en pleine montée ou nous proposent un thé. Nous ne pouvons pas nous arrêter à chaque fois car c’est encore loin Oulan-Bator.

L’arrêt de midi est l’occasion d’échanger avec le médecin du village qui parle anglais. Nous repartons les bras chargés de provisions données pour la route. Ici, au Kurdistan, les gens sont encore plus hospitaliers que dans les reste de la Turquie et comme les touristes se font rares, nous ne passons pas inaperçus.

A Narince, dernier village de l’étape, nous n’avons pas le temps de nous arrêter qu’un habitant parlant anglais nous invite déjà chez lui.

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Claire avec la famille de Mehmet

A la maison, chacun a son rôle : les femmes font à manger et les hommes regardent la télévision. Claire n’est pas épargnée pas cette organisation… et son rôle d’infirmière est lui aussi mis à contribution. Consultation gratuite pour la mère de famille qui souffre visiblement d’une crise de goutte (Denis n’a pas sorti sa fiole pour y remédier, laissant faire la pro ).

Narince – Agachan : 74 km, 1100 D+

Départ matinal en direction de l’Euphrate, grande rivière mythique qui prend sa source en Turquie. Après le passage du fleuve, dans une montée, une famille en plein pique-nique nous invite à les rejoindre. Quand on vous parlait de l’hospitalité kurde …

DSCN8618Le reste de l’étape et la sieste protocolaire se font sur un plateau désertique et immense ! On se croirait en Mongolie. Finalement, Oulan-Bator n’est peut être pas si loin. A part des bergers et des paysans, il n’y a pas âme qui vive et ce sur plus d’une centaine de kilomètres….

Nous birfurquons au nord par des petites routes de villages bétonnées et finissons par trouver refuge dans une ancienne bergerie. Il n’y a ni porte ni fenêtre mais nous serons à l’abri du vent.DSCN8641

 

Agachan – Ergani : 70 km, 945 D+

Nous quittons progressivement le plateau désertique pour rejoindre les montagnes de marbre et de granit. La pause de midi est encore l’occasion d’une belle rencontre. Les kurdes sont vraiment très chaleureux.

Le soir, en arrivant à Ergani, nous demandons à un étudiant s’il y a un hôtel ou une pension dans la ville. La pension sera finalement celle du lycée où il étudie. Les étudiants sont ravis d’avoir des étrangers avec qui parler anglais. Le professeur d’anglais fait même le déplacement pour nous retrouver dans la soirée. Super échange et discussions intéressantes. Vraiment !

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Ergani – Hanni : 84 km, 800 D+

Avant de partir, 2 étudiants veulent nous faire visiter un site antique à 5 km de l’école. Nous faisons l’aller-retour tous les 4 ans à vélo. Encore un bon moment de complicité avec ces deux cyclistes improvisés !

DSCN8663.JPGLes joies du Kurdistan dans un contexte de tension géopolitique sont les checks-points à chaque entrée de ville. Les gendarmes, qui visiblement, n’ont jamais vu de touristes à bicyclette de leur vie, nous regardent comme des martiens. Dans la matinée, Denis se fait arrêter et contrôler les bagages. Les filles ne craignent rien. On ne leur parle pas.

A Hani, peu avant 16h, nous nous arrêtons à la terrasse d’un café pour boire un thé et manger un baklava (dont Claire rêve depuis 10 km). Nous sympathisons avec un habitant qui parle anglais. Il nous invite à dormir chez lui mais nous voulons avancer encore un peu, mauvais calcul…

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Café devant la mosquée d’Hani

A la fin de la pause, un policier en civil nous pose des questions sur notre hébergement de ce soir mais nous laisse aller.
Finalement, à la sortie de la ville, nous passons un nouveau contrôle. Impossible d’aller plus loin. Il y a une opération militaire en cours dans la zone. Impossible de planter la tente. La police nous escorte jusqu’au premier hôtel de la ville. Nous devons dormir là.

La Turquie ne rigole pas avec la sécurité des habitants. Nous sommes au Kurdistan, le PKK, une section terroriste kurde rôde dans le coin et des touristes à vélo sont facilement repérés. Alors que Claire dort déjà, Denis s’invite au café au poste de police…L’occasion d’apprendre qu’on représente 66% du tourisme local : nous deux plus un finlandais aperçu il y a plus de 10 ans !

Hanni – Bingöl : 95 km, 1540 D+

Nous quittons Hani sans encombre. Les gendarmes sont devenus nos copains !

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Plateau kurde

Grosse étape au menu aujourd’hui, 1500 m de dénivelé et plus de 90 km … Il faut envoyer de la pédale ! Après 5 jours consécutifs de vélo, les cuisses sont plus dures. Tout est prétexte à s’arrêter.

Malgré tout, nous franchissons le col à 1500 à 14h … nous avançons bien. La descente est avalée à plus de 75 km/h mais le ciel est menaçant. S’ensuit un cache-cache avec le ciel jusquà Genç, dernière ville avant Bingöl. Nous aurions presque pu nous arrêter là mais il est tôt (15h30) alors nous décidons ensemble de poursuivre jusqu’à Bingöl. Claire râle un peu car elle est fatiguée mais cela ne l’empêche pas d’avancer.

IMG_2591.jpgA Bingöl, nous cherchons désespérément la gare routière qui a démenagé récemment … Sur la route, nous trouvons un hôtel dans lequel un bon sommeil ne sera pas de refus.

Bingöl – Erzurum : 13 km (+190)

12 km de vélo au total sur la journée. 4 à Bingöl pour rejoindre la gare routière et 8 à Erzurum de la gare routière à notre hébergement du soir (couchsurfing dans une coloc d’étudiants). Le reste de l’étape se fait en bus, dans les montagnes enneigées kurdes, entre 1500 et 2500 m.

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Gare routière d’Erzurum

English version :

Kurdistan. Between Gaziantep and Erzurum, 10 days of cycling between plain and mountains in grandiose landscapes. Everyday is a new adventure !

Gaziantep – Pazarcik: 63 km, 910 D +

After 5 days of rest, it was time to hit the road again!

First day of recovery on the small buccolic roads of southern Turkey. We are quietly entering Turkish Kurdistan. No annunciator signs … we discover it by talking with people. The region is poorer. Houses are not often crackled. Children play more in the street and look at us like curious animals. Few tourists pass here.
The landscape is hilly and pleasant. The hills are populated with goats or sheep but this return to the countryside suits us well

Invigorated by 5 days of comfort, we plant the tent near Lake Pazarcik.

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Pazarcik – Golbasi: 57 km, 980 D +

New country roads for this new day on Turkish roads.
Leaving at 11h passed because of a problem with the water pump, we already find a picnic area at noon, in the sun, by 19 ° C … Today, the weather invite you to do nothing !

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Quite road for chickens …

At the bend of a descent, an unmarked car full of military checks our identity papers … This 1st control in 5 months leaves us a weird impression!

We continue our journey quietly to finish it in an orchard at the gates of the city of Golbasi. The nights are refreshing …

Golbasi – Adiyaman: 72 km, 715 D +

This morning, we need water … water !!! We stop in the first gas station. Break « çay »! While we had planned our route towards Malatya, the discussion with the pump attendant made us change our plans: Adiyaman direction to go to Nemrut Dagi, classified tourist site in Unesco.

We quickly turn our legs to the city of Adiyaman. After 2 days of bivouac, we offer the hotel. Our noses say thank you. It was starting to feel the fennec!

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Women are cooking in the street in Adiyaman

In the evening when we go out for dinner, we ask the hotel manager for advice. We finish the evening with him and his boss around a good meal and a good wine.

Days of rest in Adıyaman (Nemrut Dagi)

On a whim, no doubt helped by alcohol, the boss of the hotel offered us, the day before, to take us to the foot of Nemrut Dagi. He has a restaurant 2 km from the summit and would like to take a look.
The Nemrut Dagi is actually a peak at 2100 m, populated with statues from an ancient civilization. Only downside, at 2100 m, in February, there is snow …

After browsing the surrounding ancient sites, we leave the car along the access road to Nemrut. It is 2 pm when we start the climb. It was planned to make a fish barbecue accompanied by a good raki but today, nothing goes as planned.

Turks have easy cigarettes, which does not make it easy to climb. We take more than 2 hours to 4 km. We sink in the snow … in short, we advance but the panorama is superb! We are alone or almost (1 Moroccan traveler crossed on the way).

Arriving at the restaurant, we have the pleasant surprise to discover that the access door is buried under the snow. It will take 1 hour to clear with the feet and an unfortunate plank of wood to access (finally) the restaurant!

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Nemrut mountain sunset

On entering, no electricity, no heating … it is 17h, we have wet feet … we are cold and hungry. It is now too late to come back down. Night is falling. We will sleep here tonight.

The boss, with the onions, puts them in the salad, while his employee prepares the barbecue chicken in the snow. Yes the fish took wings when coming to the mountain.

The next morning, after a cold but comfortable night, we go back on foot or on the buttocks (the pants remember). We promise to return one day to see the statues and remember this wonderful day.

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With Murtaza, the big boss

Murtaza, the boss missed a flight to Istanbul from Adiyaman. The next one is at 12:15 but he leaves from Gaziantep … After Nemrut Dagi, here we are boarded in his car until Gaziantep. Denis is responsible for bringing her back to the hotel …

Arrived at the airport at 11:45 … just in time! We can now blow around a good baklava and a good tea at the foot of Gaziantep Castle! The return is safe, except for a control where the policeman does not speak English finally let us go.

Arriving at the hotel, we find the shower and the calm of the room. We end the evening with the manager of the hotel and his employees to tell our adventures around gözleme (potato pancakes) home-made by the mother of an employee and delivered directly to home.

 

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with hotel team

Adiyaman – Narince: 61 km, 1080 D +

The epic of Nemrut Dagi is over. We resume our usual bike-bike. From the beginning of the stage, we are regularly approached by people. They greet us, pound in front of us sometimes on the way up or offer us a tea. We can not stop each time because it is still far Ulaanbaatar.

The lunch stop is an opportunity to discuss with the village doctor who speaks English. We leave with our hands laden with provisions for the road. Here in Kurdistan, people are even more hospitable than in the rest of Turkey and as tourists are scarce, we do not go unnoticed.

In Narince, the last village of the stage, we do not have time to stop an English-speaking resident already inviting us to his home.

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Mehmet family

At home, everyone has their role: women make food and men watch television. Claire is not spared this organization … and her role as a nurse is also put to contribution. Free consultation for the mother of a family who is visibly suffering from a gout attack (Denis did not take out his vial to remedy it, leaving the pro).

Narince – Agachan: 74 km, 1100 D +

Morning departure towards the Euphrates, a great mythical river that has its source in Turkey. After the passage of the river, in a climb, a family in full picnic invites us to join them. When we told you about Kurdish hospitality …

DSCN8618The rest of the stage and the official nap are on a desert plateau and huge! It’s like being in Mongolia. Ultimately, Ulaanbaatar may not be so far away. Apart from shepherds and peasants, there is no soul that lives on more than a hundred kilometers ….

We birfurquons to the north by small roads of concrete villages and end up finding refuge in an old sheepfold. There is neither door nor window but we will be sheltered from the wind.DSCN8641

Agachan – Ergani: 70 km, 945 D +

We gradually leave the desert plateau to join the mountains of marble and granite. The lunch break is still the occasion of a beautiful meeting. Kurds are really very warm.

In the evening, when arriving at Ergani, we ask a student if there is a hotel or a pension in the city. The pension will eventually be that of the high school where he studies. Students are thrilled to have foreigners with whom to speak English. The English teacher even makes the trip to meet us in the evening. Super exchange and interesting discussions. Really!

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Ergani – Hanni: 84 km, 800 D +

Before leaving, 2 students want us to visit an ancient site 5 km from the school. We go back and forth every four years by bike. Another good moment of complicity with these two improvised cyclists!

DSCN8663Joys of Kurdistan in a context of geopolitical tension are the checks-points at each city entrance. The gendarmes, who obviously have never seen any bicycle tourists in their lives, look at us as Martians. In the morning, Denis is arrested and checked luggage. The girls do not fear anything. We do not talk to them.

In Hani, shortly before 4 pm, we stop at the terrace of a café for a tea and a baklava (which Claire has been dreaming for 10 km). We sympathize with a resident who speaks English. He invites us to sleep at home but we want to go a little further, wrong calculation …
At the end of the break, a plainclothes policeman asks us about our accommodation tonight but lets us go.

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Finally, at the exit of the city, we pass a new control. Impossible to go further. There is a military operation going on in the area. Impossible to pitch the tent. The police escort us to the first hotel in the city. We have to sleep there.

Turkey does not laugh with the security of the inhabitants. We are in Kurdistan, the PKK, a Kurdish terrorist section lurking in the area and tourists by bike are easily spotted. While Claire is already sleeping, Denis comes to the cafe at the police station … The opportunity to learn that we represent 66% of local tourism: we two plus a Finnish overview more than 10 years ago!
 
Hanni – Bingöl: 95 km, 1540 D +

We leave Hani without a hitch. The gendarmes have become our friends!

DSCN8690Big step on the menu today, 1500 m of altitude difference and more than 90 km … We must send the pedal! After 5 consecutive days of cycling, the thighs are harder. All is an excuse to stop.

Nevertheless, we cross the pass at 1500 to 14h … we are moving well. The descent is swallowed at more than 75 km / h but the sky is threatening. Follows a hide and seek with the sky to Genç, the last town before Bingöl. We could almost stop there but it is early (15:30) so we decide together to continue to Bingöl. Claire moan a bit because she is tired but that does not prevent him from moving forward.

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In Bingöl, we are desperately looking for the bus station that has moved recently … On the road, we find a hotel in which a good sleep will not be refused.

Bingöl – Erzurum

12 km of cycling in total on the day. 4 to Bingöl to reach the bus station and 8 to Erzurum from the bus station to our evening accommodation (couchsurfing in a student roommate). The rest of the stage is by bus, in the Kurdish snowy mountains, between 1500 and 2500 m.

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Une réflexion sur “Turquie (5e partie) … du 2 au 12 février 2018.

  1. Cat88 dit :

    Quand l’hospitalité vous met les larmes aux yeux, que c’est beau ! Ça me rappelle de grands moments dans le désert. Allez, continuez à « turner vos legs », les cyclistes ! Que de belles rencontres !

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