Turkmenistan … du 13 au 17 avril

Cinq jours au Turkmenistan correspondant à nos 5 jours de visa de transit en mode express.

13 avril : Sarahks (Ir) – Hauz Hen (Tm), 117 km, 100 m D+

Nous quittons l’hôtel à 7h45. La frontière ouvre à 7h30. Au Turkménistan, nous avons seulement un visa de transit de 5 jours alors il va falloir avancer. Comme nous savons que la route est longue, nous voulons démarrer l’étape de vélo sans tarder. Plus vite les formalités douanières seront accomplies, plus vite on commencera à pédaler … Enfin, ça c’est ce que nous avions imaginé mais c’est sans compter la nonchalance du personnel qui prend un malin plaisir à faire ouvrir toutes nos sacoches. Nous ressortons de la frontière turkmène à 10h30 !

En arrivant côté turkmène, le contraste avec l’Iran est saisissant. Les bâtiments publics sont largement inspirés de l’union soviétique, parties 30 ans auparavant. Les femmes se dévoilent ou portent une sorte de coiffe traditionnelle, les robes bien que couvrant l’intégralité du corps, sont longues et moulantes: ça change de l’ambiance chauve-souris de Mashhad ! Physiquement, hommes et femmes sont beaucoup plus typés asiatiques : yeux bridés, peau mate. On se rapproche d’Oulan-Bator !!!

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Etudiants en uniforme

Pour aller en direction de Mary, nous empruntons une route qui devient rapidement un chemin. Un barrage militaire à la sortie de la ville nous retient encore une quinzaine de minute puis nous nous retrouvons comme seuls au monde, perdus sur ce petit chemin turkmène avec pour seuls compagnons quelques vaches, chèvres, tortues et fourmis qui n’hésitent pas à s’inviter quand vient l’heure du pique-nique.

 

 

Le paysage est plat et désertique. Le sable borde la route. Quelques touffes de végétation verdissent un peu l’ocre du sable. Nous roulons toute la journée sur cette route défoncée où l’asphalte se fait rare, probable héritage du soviétisme et jamais entretenue depuis. Le comble, c’est qu’on a du payer une taxe routière de 14$ chacun pour payer la rénovation des routes. Il faut dire que le trafic est aussi désert que le paysage alors pourquoi s’embêter à rénover des routes pour 3 camions et 2 touristes à vélo !

Nous arrivons finalement au village d’Hauz Hen, en fin d’après-midi. Nous sommes heureux d’arriver et de retrouver une route goudronnée. L’arrêt au supermarché nous laisse espérer une récompense en bière fraiche … sauf qu’il n’y a pas d’alcool dans le magasin ! En quittant le village à la recherche d’un bivouac, déçus, nous apercevons finalement un café au bord de la route. Denis rentre et demande « Piva ?! » (bière). La jeune femme lui répond « Da » (oui). Victoire ! Après 2 mois d’abstinence, 6h de vélo pour aujourd’hui et malgré la tombée de la nuit, nous nous arrêtons pour savourer la bière tant attendue !

14 avril : Hauz Hen-Bayramali, 103 km, 90 m D+

Nous roulons sur l’axe principal reliant Mary à Turkmenabat. C’est une route plate et relativement bien entretenue que nous ne quitterons qu’à la sortie du Turkmenistan. Nous retrouvons le trafic de camions en transit, beaucoup de turcs. Les policiers jalonnent la route, il y en a un tous les 5 à 10 km environ.

Ce matin, 70 km nous séparent de Mary. Nous les parcourons sans difficultés et arrivons en ville pour midi à la recherche d’une nouvelle bière. Nous trouvons facilement notre bonheur sur la terrasse ombragée d’un restaurant. La première pression est presque bue d’une gorgée. Il fait chaud et nous avons besoin de nous désaltérer alors … nous en commandons une deuxième pour savourer et accompagner le repas.

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Mary

Après 1 litre de bière, nous reprenons la route, le vent dans le dos et gais comme des pinsons. Nous avons à vive allure, 30 km/h de moyenne. En arrivant à Bayramaili, ville que nous visions pour le bivouac de ce soir, nous faisons le tour de la ville à la recherche d’un parc qui pourrait accueillir notre tente. La visite n’est pas concluante. Nous nous apprêtons à sortir de la ville lorsqu’une bande de jeunes, sortant d’une salle de billard nous interpelle et nous invite au café. Nous demandons de l’eau et un endroit pour poser la tente … nous finissons invité par Sacha, un russe de Moscou, en visite chez sa mère qui habite à 2 pas.

Invitation bienvenue et acceptée avec plaisir dans ce pays qu’on pensait si fermé. La maman de Sacha, Maya, est originaire de la région du Daguestan, en Russie, coincée entre la Tchétchénie et l’Azerbaïdjan. A l’époque de l’URSS, elle a fuit son pays d’origine pour se réfugier au Turkménistan, de l’autre côté de la Caspienne. Nous sommes chouchoutés par cette « Babouchka » qui nous considère comme des héros courageux.

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Avec Maya et Sacha

 

15 avril : Bayramali-Uçayji, 112 km, 250 D+

Fini la belle route goudronnée et le vent dans le dos, dès le matin, les nids de poules couvrent continuellement la route et la vent à a tourné en notre défaveur Il faudra faire avec toute la journée.
A mi-parcours, nous nous arrêtons dans un café pour boire… une bière … Depuis qu’on a redécouvert ce petit gout de houblon, c’est notre carburant ! Et nous faisons une expérience culinaire spéciale : du fromage en forme de ficelle. Forme surprenante mais petit goût de fumé pas mauvais !

Le reste de la route est aussi monotone que les autres jours. Nous roulons parce que nous n’avons pas vraiment le choix. Nous plantons le bivouac, 20 km après Uçayji, en plein désert, protégés par les dunes.DSCN6350.JPG

16 avril : Uçayji-Turkmenabat, 120 km, 270 m D+

Nous retrouvons notre pote Eole, encore de face … on s’en serrait bien passés ! Aujourd’hui, la route joue les montagnes russes : petites montées, petites descentes, pour arriver finalement à la même altitude de départ mais bon … Il fait chaud, encore plus de 30°C … et compte tenu de la végétation environnante, trouver un coin d’ombre pour le pique-nique s’avère un vrai challenge ! Nous finissons par trouver un restaurant le long de la route dans lequel nous nous arrêtons boire … une bière ! Avec l’autorisation du patron, Victor, un réfugié russe, nous sortons notre pique-nique et piquons un somme salvateur pour le reste de l’étape.

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Dromadaires turkmènes

Le long de la route, nos copains cyclos, les Colybrides nous ont laissés des petits mots en forme de poissons (Colin=poisson). Ils passaient la frontière un jour après nous mais se retrouvent finalement devant nous ?! Bizarre ?! Ils ont du prendre un camion à cause du vent.

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En arrivant à Turkmenabat, nous devons rejoindre la maison d’Angelina, la tante de Sacha … Nous tournicotons un peu dans la ville, avant de tomber sur un sympathique cycliste qui nous conduit pendant 4km jusqu’à la maison. Angelina est turkmène, d’origine russe. Elle habite avec ses parents et sa fille Emilia. Fatigués par cette route face au vent, nous nous endormons de bonne heure.

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Angelina et Emilia

17 avril : Turkmenabat (Tm) – Alat (Uz), 60 km, 90 m D+

Dernier jour au Turkménistan. Le temps est maussade. Nous partons avec la pluie et le vent mais qu’importe, le visa de transit turkmène expire aujourd’hui, il faut sortir coûte que coûte.

Sur la route en direction de la frontière, nous tombons sur une tente des Colybride, partis le 14 avril, soit un jour après nous, du Turkménistan, ils ont en fait tracé la route comme des « débiles » avec des étapes de 350 km comme un défi contre eux-même ! Nous rigolons de leur bêtise qui égaie cette journée et nous sommes heureux à l’idée de les retrouver au bivouac de demain soir en Ouzbékistan !

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Frontière turkmène

Nous arrivons au poste frontière à l’heure de midi. Mauvaise idée, les douaniers prennent leur pause repas, la frontière est fermée entre 12h et 14h. Nous profitons d’être à l’abri pour manger. Quoi de mieux à faire en attendant la réouverture ? La passage de la frontière turkmène est toujours aussi longue qu’à l’entrée mais côté ouzbek, un coup de tampon et … bienvenue en Ouzbékistan !

Les premiers km côté ouzbek se font sur une route aussi pourrie qu’au Turkmènistan mais qu’importe, nous sommes libérés de la pression turkmène et nous pouvons nous reposer tranquillement au premier village ouzbek.


Five days in Turkmenistan corresponding to our 5days of transit visa in fast mode.

April 13th:Sarahks (Ir) Hauz Hen (Tm), 117 km, 100 m D+

We leave the hotel at 7:45. The border opens at7:30. In Turkmenistan, we then have only one transit visa 5 days so it will be necessary to move onAs we know that the road is long, we want to start the day of bicycle without delaying. More quickly the customs formalities will be carried outmore quickly one will start to pedal Lastly, that it is what we had imagined but it is not counting the nonchalance of the staff which takes malicious pleasure to make open all our satchels.We leave from the Turkoman border at 10:30!

While arriving on the Turkoman side, contrast with Iran is seizing. The public buildings are largely inspired by the Soviet Union, parts 30 years before. The women reveal their hair or carry a kind of traditional cap,the dresses although covering the entirety of the body, are long and grinding : that changes environment bat of Mashhad! Physically, men and women are typified much Asian: attached eyes, matt skin. One approaches UlanBator!!!

To go in the direction of Mary, we take a road which quickly becomes a way. A military roadblock at the exit of the city still retains us about fifteen minute then we find ourselves like alone in the world, lost on this small Turkoman way with for only companions some cows, goats,tortoises and ants which do not hesitate to invite themselves when comes the hour for the picnic.

The landscape is flat and desert. Sand borders the road. Some tufts of vegetation make green a little the ochre of sand. We roll all the day on this battered road where asphalt is done rareprobable heritage of the sovietism and ever maintained since. The roof, it is that one has to pay a road tax of 14$ each one to pay the restoration of the roads. It should be said that the traffic is as deserted as the landscape then why be bored to renovate roads for 3 trucks and 2 tourists with bicycle!
We arrive finally at the village of Hauz Hen, in the end of the afternoon. We are happy to arrive and find an asphalt road. The stop at the supermarket lets to us hope for a fresh beer reward except that it does not have alcohol in the store! By leaving the village in search of a bivouac, disappointedwe see finally a coffee at the edge of the roadDenis returns and asks for Piva?! (beer). The young woman answers him Da (yes).Victory! After 2 months of abstinence, 6:00 of bicycle and in spite of fallen the night todaywe stop to enjoy so much expected beer!

April 14th: Hauz HenBayramali, 103 km, 90 mD+
We roll on the main axis connecting Mary to Turkmenabat. It is a road punt and maintained relatively well which we will leave only at the exit of Turkmenistan. We find the traffic of trucks in transit, much of Turkish. The police officers mark out the road, there are of them all 5 toapproximately 10 km.
This morning, 70 km separate us from Mary. We traverse them without difficulties and arrive downtown for midday in search of a new beer.We easily find our happiness on the shaded terrace of a restaurant. The first pressure is almost drunk of a mouthful. The weather is hot and we need to refresh us then we order second one to enjoy and accompany the meal.

After 1 liter of beer, we take again the roadthe wind in the back and merry like finches.We go with sharp pace, 30 km/h of average.While arriving at Bayramaili, city that we aimed for the bivouac of this evening, we make a tour of the city in search of a park which could accommodate our tent. The visit is not conclusive. We are on the point of leaving the city when a group of youth, outgoing of a roomof billiards challenges us and invites us to the coffee. We ask for water and a place to set the tent we finish invited by Sacha, Russian of Moscow, in visit at his mother who lives next.
Invitation is welcome and with pleasure accepted in this country that we thought was so closed on itself. The mom of Sacha, Maya, is from in the area of Daguestan, in Russia, wedged between Chetchnia and Azerbaijan. At the time of the USSR, she has flee her country of origin to take refuge in Turkmenistan, on the other side of the Caspian one. We are given preferential treatment to by this Babouchka which regards us as courageous heroes.

April 15th: BayramaliUçayji, 112 km, 250 D+
Finished the beautiful asphalt road and the wind in the back, as of the morning, the potholes continuously cover the road and the wind turned in our discredit. It will be necessary to make with it all the day.
Midterm, we stop in a coffee for drinking beer Since we rediscovered this small hopstaste, it is our containing hydrocarbon! And we make a special culinary experiment: cheese in the shape of string. Surprising form but small taste of smoked, not bad!
The rest of the road is as monotonous as the other days. We roll because we do not have really the choice. We orderlies the bivouac, 20 km afterUçayji, in full desert, protected by the dunes.
April 16th: UçayjiTurkmenabat, 120 km, 270 mD+
We find our Eole pal, still of face one tightened ourselves some quite last! Today, the road plays the Russian mountains: small rises, small descents, to arrive finally at the same start in altitude but good The weather is hot, even more 30°C and taking into account the surrounding vegetation, to find a corner of shade for the picnic proves to be a true challenge! We end up finding a restaurant along the road in which we stop drinking a beer! With the authorization of the owner, Victor, a Russian refugee, we leave our picnic and prick a saving nap for the rest of the stage.

Along the road, our buddies cyclos, Colybrides left us short notes in fish form (Colin=fish).They passed the border one day after us but are found finally in front of us?! Odd?! They must have took a truck because of wind.

While arriving at Turkmenabat, we must join the house of Angelina, aunt de Sacha We « tournicotons » a little in the city, before falling on nice cyclist who leads to us during 4km to the house. Angelina is Turkoman, of Russian originShe lives with her parents and her daughter Emilia. Tired by this road visavis the wind, we fall asleep early.

April 17th: Turkmenabat (Tm)  Alat (Uz), 60km, 90 m D+
Last day in Turkmenistan. The weather is gloomy. We leave with the rain and the wind but what imports, the Turkoman transit visa expires today, it is necessary to leave costs that costs.
On the road in the direction of the border, we fall on a tent from Colybride, left on April 14th, that is to say one day after us, of Turkmenistan, they have in fact traced the road like weaken with stages of 350 km like challenge against themselves ! We laugh of their silliness which brightens this day and we are happy with the idea to find them at the bivouac of tomorrow evening in Uzbekistan!
We arrive at the border post at the time of midday. Bad idea, the customs officers take their pause, the border is closed between 12:00 and 14:00. We profit to be with the shelter to eat. What could be to better do while waiting for reopening? The Turkoman crossing of frontiers is always as long as at the Uzbekentry but one the other side, a blow of plug and welcome at Uzbekistan!
The first Uzbek km side are done on a road as rotted as in the Turkmenistan but what matterswe are released from the Turkoman pressure and we can rest quietly at the first Uzbek village.

3 réflexions sur “Turkmenistan … du 13 au 17 avril

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