Fin de l’Iran du 7 au 12 avril

7 avril : Kashamr-Qashmabad, 98 km, 1465 D+

Nous reprenons les vélos pour une étape de montagne conseillée par notre hôte Aboulsraf. La montée du premier col est magnifique : petite vallée encaissée bordée de ruisseaux. La végétation, plutôt rare dans le désert refait son apparition. Nous revoyons des arbres depuis bien longtemps.

Dans la montée, nous sommes arrêtés par la police, ravie d’avoir à contrôler des touristes, puis par un professeur d’anglais. Tout ce beau monde nous attend ensuite au col pour discuter, visiblement ébahis de voir des cyclistes chargés comme des mules franchir des pentes aussi raides. Afin de continuer la discussion, nous sommes même invités à déjeuner au restaurant par le professeur d’anglais, simplement heureux de pouvoir parler anglais.
A la sortie de la vile, nouvel arrêt. Cette fois, ce sont les journalistes locaux qui nous arrêtent pour un reportage.

Nous continuons notre route dans l’après-midi par un deuxième col sans difficulté avant de basculer sur la plaine de Neysahbur. En quittant les montagnes, nous renouons avec le vent qui souffle en rafale. Après 20 km de vent, nous plantons la tente à la sortie d’un village, à demi protégé par une bute.

8 avril : Qashmabad-Mashhad, 78 km (+95 km), 390 D+

Le réveil matin consiste en un claquement régulier de la toile de tente. Le vent ne nous a pas lâché de la nuit. Nous cherchons encore la motivation pour partir mais il faut bien avancer, nous n’allons de toute façon pas rester là.

Les kilomètres jusqu’à Neyshabour ne s’enchainent finalement pas si mal. Nous traversons la ville sans vraiment nous y arrêter. Le paysage est plat et sans grand intérêt. Nous filons sur l’axe principale qui rejoint Mashhad. Le trafic se fait plus dense sur de la 2×2 voies. En repartant du restaurant, alors que nous nous apprêtons à remonter en selle, casques vissés sur la tête, un chauffeur routier nous propose de nous acheminer à Mashhad. Nous hésitons mais l’argument de la pluie annoncée fini par nous convaincre. Nous attachons les vélos dans la benne et filons jusqu’à Mashhad.

En arrivant dans la ville sainte, nous retrouvons nos copains les Colybrides accompagnés de Stéphane, cyclo-voyageur parti pour 4,5 ans. Encore une bonne soirée en perspective, ça fait tellement de bien de retrouver les copains !

9 avril : jour de repos à Mashhad

Un jour de repos à Mashhad, c’est un jour pour aller chercher son visa turkmène, visiter le Holly Shrine, lieu de pèlerinage sacré pour les Chiites et savourer une ratatouille maison servie sur un Tchador recyclé en nappe avec les copains.

10 avril : Mashhad-Shoorak Maleki, 78 km, 300 D+

Nous quittons Mashhad sur les coups de 10h et la sortie de la ville se fait plutôt bien. Nous retrouvons notre pote Eole aussi, moins défavorable que les jours d’avant cependant. Les jeunes pots de colle iraniens font leur retour, au grand désespoir de Denis, qui ne peut pas faire sa sieste tranquille. La route est correcte. Le paysage est joli mais monotone.

Nous plantons la tente en dehors d’un village, à l’abri des regards, au calme. Bivouac parfait sous une belle nuit étoilée.

11 avril : Shoorak Maleki-Shwrlq, 55 km, 530 D+

Nous gravissons notre dernier col iranien, après la petite ville de Mazdavan. Le dernier massif montagneux que nous traversons avant de plonger sur la plaine turkmène. Le col n’est pas très long mais quelques portions à 10% nous font transpirer.
Le reste de l’étape se fait sur un faux-plat descendant valloné. Les villages se font rares et peu peuplés, si ce n’est de chèvres et de bergers. Nous campons dans une bergerie. Le soir, des policiers rodent pour tenter de nous trouver. On éteint les lampes quelques minutes pour échapper à un énième contrôle.

12 avril : Shwrlq-Sarakhs, 56 km, 80 D+

56 km en 2h30 à plus de 25 km/h. L’étape ne fait que descendre. Nous arrivons à Sarakhs à 10h30. C’est une quasi étape de repos. Nous profitons de ce temps libre pour refaire le plein de provisions. Un policier nous appelle pour venir boire le thé au poste et discuter, de quoi nous laisser une dernière bonne impression de l’Iran.

Dernière nuit en Iran après 1 mois et demi. Nous avons vécu plein de bons moments mais nous sommes excités de découvrir le Turkménistan, pays fermé et peu connu.

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Désert iranien du 26 mars au 6 avril

Reprise du vélo dans le désert iranien entre Yadz et Kashmar

26 mars : Téhéran-Yadz (train de nuit)

Nouvelle journée de transition à Téhéran. Nous sommes accueillis comme des rois chez Robab et Sagah, un couple iranien parlant très bien français. Ils ont vécu 6 ans à Strasbourg où Sagah y a fait ses études de droit.

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Couchage à l’iranienne sur des matelas, en rang d’oignons dans le salon

Défaire son sac de la semaine de ski passée, laver son linge, faire le tri entre la garde-robe d’hiver et celle d’été… voyager léger nécessite une certaine logistique. Nous profitons des copains pour nous acheminer des affaires et en retourner certaines !

Dans l’après-midi, nous retrouvons Lysiane et Seb ainsi qu’un autre couple de voyageurs à vélo : Audrey et Julien. Ils voyagent en tandem. Comme nous, ils parcourent les ambassades de Téhéran. Les anecdotes autour du voyage, des astuces, conseils et péripéties vont bon train.

La journée passe vite. Nous rentrons chez Robab pour charger nos bagages sur les vélos. Pas le temps de flâner. C’est le moment de remonter en selle après 3 semaines d’arrêt. Nouvelle traversée de Téhéran à vélo, by night ! La lumière avant de Denis ne fonctionne plus …

C’est la fête à la gare. Nous sommes accueillis comme des stars : ballons et photos … ça sent les fêtes de fin d’année !
Le chargement des vélos dans le train ne pose aucun problème et les compartiments des trains couchettes restent toujours un plaisir !

27 mars : jour de repos à Yadz

Le train n’est pas aussi lent que nous l’aurions souhaité. Il est 5h du matin lorsque nous arrivons en gare de Yadz. Alors que nous pédalons aux aurores, nous apprécions la fraicheur et le calme envoûtant de la ville endormie. Nous rejoignons Lysiane et Sébastien à l’hôtel où on nous offre le petit-déjeuner en guise de bienvenue.

Journée de visite en mode touriste : mosquée, musée … Le vieux centre de Yadz est composé de maisons traditionnelles en pisé, véritable dédale de ruelles étroites où toute l’architecture appelle à la fraicheur : petites fenêtres, patio. En constatant la température monter autour des 40°C, nous comprenons aisément pourquoi les habitants se cachent du soleil !

Yadz est aussi connu pour être la ville des « zoroastriens », ancienne civilisation établie bien avant les perses. En fin d’après-midi, emmenés par un local, nous visitons la « tour du silence », monument destinés au culte mortuaire des zoroastriens. Malgré quelques montagnes rocailleuses, la ville est bordée d’un désert à perte de vue.

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Yadz

Dernière soirée à 4, ou plutôt 3,5 car Denis n’a pas trop l’air dans son assiette. La chaleur l’a complètement assommé.

28 mars : Yadz-Kharanaq, 84 km, 755 D+

Nous quittons nos copains à l’aube. La parenthèse franc-comtoise est terminée, il faut reprendre les « vêêlos ».

Dès la sortie de la ville, le désert se déroule devant nous. Entre montagnes et terres arides, le paysage est magnifique. Nous sommes enchanté par ce dépaysement qui ne ressemble en rien à tous les autres paysages que nous avons pu contempler en Iran.DSCN0086.JPG

A 9h30, il fait déjà plus de 30°C. Pour cette première journée de bicyclette, nous devons nous réhabituer à rouler et à suer mais l’air est tellement sec que nous séchons directement. Les arbres sont devenus des êtres rares et précieux dans ces contrées … A 11h30, sous un soleil de plomb, nous trouvons finalement de l’ombre sous un pont. Une pause s’impose, nous reprendrons la route en fin d’après-midi quand le mercure sera redescendu.DSCN0102

Les caravanes d’antan sont désormais remplacées par des voitures ou camions mais les caravansérails demeurent tels des joyaux au milieu du désert. Le village de Kharanaq où nous nous arrêtons ce soir est l’un d’eux. Petit village en bordure d’une montage où l’oasis coule à flot et verdit les champs. Nous bivouaquons dans le parc, face au caravansérail et au vieu village de pisé.DSCN0135.JPG

29 mars : Kharanaq-Saghan, 70 km, 550 D+

Afin d’éviter les grosses chaleurs, nous démarrons tôt. Nous donnons nos premiers coups de pédales à 7h30 afin d’arriver à notre point de chute à midi. Le paysage est toujours aussi grandiose, encore différent de celui de la veille. Les kilomètres s’enchainent sans grandes difficultés.

Ici, l’immensité appelle à la spiritualité. Dans une république islamique, la mosquée est un véritable lieu de RDV. Comme bon nombre d’iraniens sur la route, nous y trouvons de l’eau et de l’ombre, de quoi en faire un lieu idéal pour un pique-nique et une sieste.

DSCN0150.JPGEn fin d’après-midi, le gardien du Mausolée nous propose de nous installer dans une chambre d’ordinaire dédiée aux pèlerins. En pèlerins voyageurs, nous acceptons volontiers.

30 mars : Saghan-Mosquée du Desert, 104 km, 640 D+

Comme la veille nous partons à l’aube. La soixantaine de km qui nous séparent de la ville voisine se font rapidement sur un profil descendant, de sorte que nous y sommes déjà à 11h. L’heure semble bien matinale pour déjà nous arrêter. Nous rechargeons nos besaces en eau et en vivre, de quoi survivre à 2 jours d’autonomie dans le désert iranien. Denis emporte avec lui pas moins de 16 litres d’eau … En faisant nos courses, un commerçant parlant anglais nous informe qu’il y a une mosquée le long de la route à une trentaine de kilomètres.

Malgré la chaleur suffocante, nous continuons notre route jusqu’à la Mosquée du Desert, probablement érigée en mémoire d’un crash aérien de la flotte américaine en 1977, à une époque où iraniens et américains s’entendaient encore. L’endroit est une véritable carte postale du désert: sable, dunes, dromadaires sauvages … Quelques kilomètres avant d’arriver, le vent (de face bien sûr) s’est levé. Une tempête de sable intermittente s’abat sur la route. Nous mangeons la poussière !DSCN0208

A l’abri de la mosquée, nous nous installons pour la pause méridienne. Il fait chaud, plus de 40°c et la température ne semble pas vouloir redescendre. A 16h, il fait encore plus de 35°c. La police , qui nous rend visite quotidiennement depuis Yadz, nous conseille de rester là pour cette nuit. Le lieu est sûr, il y a de l’eau et nous sommes à l’abri du vent dans un secteur qui connaît des bourrasques tumultueux.

31 avril : Mosquée-Tabas, 124 km, 490 D+

L’étape qui nous attend est sans doute l’étape de tous les records. Levés à 5h pour rouler un maximum avant 12h, nous partons à l’aube. Il fait frais, le trafic est calme. Nous apprécions d’autant plus cette tranquillité car nous ne savons que cela ne va pas durer. DSCN0211Dans cette partie du désert iranien, le relief n’est jamais bien méchant. Une petite bosse de 400 m de dénivelé nous permet de profiter d’un faux-plat descendant pendant près de 40 km. A 25 km de l’arrivée, alors que nous venons de passer la barre des 100 km, le vent de face se lève sur une grande ligne droite. Le moment n’est pas très agréable à vivre mais nous n’avons pas vraiment le choix. Plus les heures passent, plus il fait chaud … nous aimerions arriver à Tabas avant de sécher sur place comme des morues (parce que le colin séché n’a pas l’air d’être fameux).

Finalement, nous atterrissons dans un parc du centre-ville de Tabas, conseillé la veille par un policier. Bonne pioche, le parc est un vrai jardin oriental des milles et une nuits où l’ombre des palmiers règne en maitre. En plus d’être un vrai paradis sur terre, l’endroit est une institution familiale bondée en pleine période de fêtes. A peine arrivée, une famille nous offre à manger. L’hospitalité perse n’a décidément pas d’égal …

A l’abri des regards, nous posons la tente à la nuit tombante un peu à l’écart. Heureux comme des pachas, aux frais, nous avons tout ce dont nous avons besoin à disposition. Le parc reste animé jusque tard dans la nuit ce qui ne nous empêche pas de sombrer dans les bras de Morphée en un instant.

1er avril : jour de repos à Tabas

Nous plions la tente aujourd’hui pour aller dormir chez l’habitant ce soir. Notre hôte du jour s’appelle Kazem et il est professeur d’anglais. Nous le retrouvons en fin d’après-midi pour ce que nous pensions être une visite de la ville.

 

En réalité, la visite de la ville s’est transformé en innombrables aller-retours dans la ville pour transporter les membres de sa famille : fille, père, mère … Un vrai sketch ! Enfin, on a fait le tour de la ville !

2 avril : Tabas-Esqh Abad, 114 km, 600 D+

Nous quittons progressivement le désert pour remonter plus au nord en direction de Mashhad. La montagne est encore bien aride mais ici ou là, quelques petites touffes d’herbes apparaissent et les villages, signes d’oasis sont plus nombreux le long de la route.

DSCN5949.JPGA mi-chemin, nous traversons un village doté d’un poste de police. Nous n’échappons pas au traditionnel contrôle de passeport, prétexte des policiers pour aiguiser leur curiosité autour de touristes à vélo, somme toute peu ordinaire dans cette partie du pays. Si nous perdons un peu de temps, nous reprenons la route le ventre plein de biscuits et les gourdes remplies d’eau. Il y a pire comme contrôle de police !

Le long du parcours jusqu’à Esqh Abad, les villages sont quasiment tous d’anciens villages traditionnels construits en pisé et doté de vestiges de la perse ancienne : caravansérail, maison de maitre, jardin à l’ancienne.

En tout début d’après-midi, nous attérissons à Esqh Abad, ville morte à l’heure de la sieste. Nous plantons la tente dans un parc de la ville.

3 avril : Esqh Abad- Tappeh Taq, 75 km, 575 D+

Nous commençons un peu à nous lasser du désert. Bien que les paysages ne soient jamais identiques, ils se ressemblent tout de même. Alors après 5 jours, nous manquons de variété. De grandes lignes droites dans le désert sans âme qui vive pendant plusieurs dizaines de kilomètres…

 

En arrivant à Tappeh Taq, nous nous installons près de la mosquée, souvent seul point d’eau du village. Nous y passons l’après-midi avant d’être invités à dormir au poste de secours.
L’ambiance du centre de secours iranien ressemble étrangement à celle du Haut-Doubs : l’activité n’y est pas intense mais le soir venu, les civils s’y invitent pour boire le thé et passer une bonne soirée.

 

4 avril : Tappeh Taq-Anabad, 72 km, 280 D+

Dans cette partie de l’Iran et à cette période de l’année, le vent devient notre ennemi. Le profil des étapes est plutôt facile mais le vent de face s’acharne à nous compliquer la vie. Avant d’arriver à Anabad, ville étape pour ce soir, les 20 derniers kilomètres sont terribles ! Si seulement on pouvait avoir le vent dans le dos …

La petite ville d’Anabad est bien entretenue et la parc à l’entrée de la ville nous y tend les bras. A peine arrivée, Claire joue les infirmières avec un petit garçon qui s’est ouvert le menton. En fin d’après-midi, le gardien du parc vient nous trouver. Il parle assez bien anglais. Un peu plus tard dans la soirée, il reviendra avec sa famille et son professeur d’anglais. Au téléphone, nous conversons même avec le maire de la ville qui parle français. Il habite à 60 km de là, dans la ville de Kashmar où il nous invite dès le lendemain. Bonne soirée cordiale où nous nous sommes sentis accueillis avec bienveillance sans être oppressés par ce sacro-saint devoir d’hospitalité !

 

5 avril : Anabad-Kashmar, 35 km (+30), 405 D+

Avant même de prendre la route, nous savions que l’étape allait être ventée. La tente bougeait déjà au rythme du vent. Tel des forçats, nous pédalons donc contre le vent, entre 10 et 15 km/h, au lieu des 20 à 25 km/h en temps normal.

Claire espère secrètement qu’un pick up viendra à sa rescousse… Finalement, la sauveur s’avère être Monsieur le Maire, Abulsraf, qui faute de pouvoir nous joindre sur le téléphone, à cause d’une carte SIM défaillante, est venue à notre rencontre.. Après 35 km au compteur, mais au moins 350 ressentis, nous montons donc dans la voiture de Monsieur le Maire, bercé au son de Céline Dion pendant que nos vélos étaient pris en charge par un routier, concitoyen d’Anabad.

Epuisés par cette étape, nous passons notre après-midi à dormir. En fin de journée, le maire d’une autre ville vient rendre visite à son semblable pour un petit concert improvisé violon/piano. Nous sommes reçus comme des rois.

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6 avril : Jour de repos à Kashmar

Jour de repos sans grasse matinée puisque nous nous levons à 7h pour aller randonnée dans une petite vallée fleurie à une vingtaine de kilomètres.
Comme à Hastrud, sortie conviviale entre amis avec déjeuner au feu de bois. Dans l’après-midi, de retour en voiture, nous faisons une halte à Kashmar village pour visiter une tour zoroastrienne qui servait de mausolée.

Encore une bonne journée passée en nature, sans les vélos à découvrir les petits coins reculés de l’Iran. Les iraniens aiment passer du temps en famille ou entre amis dehors autour d’un feu de camp à partager un plat ensemble. Nous apprécions cette douceur de vivre loin des tumultes de la ville.

 

 

 

 

Ski de randonnée… du 20 au 25 mars – Ski mountaineering from 20th to 25th of March

Retour d’une semaine de ski de randonnée dans le massif de l’Elbourz, au nord de Téhéran:

Couchés à 2h du matin aussi excités que des enfants attendant le Père Noël un 24 décembre et réveillés à 3h pour aller chercher nos copains à l’aéroport ! Autant dire qu’on a rien dormi mais l’excitation nous maintient éveillés !

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Vue sur le Damavand, point culminant de l’Iran depuis le refuge

Le premier jour est consacré au transfert et à l’installation au camp de base. Moins de 100 km nous sépare de Téhéran. Ca grouille de français, enfin, d’alsaciens (c’est pas pareil). Les français sont la première nation étrangère à visiter l’Iran, juste devant les allemands (tout dépend comment on compte les alsaciens), nous en avons la preuve ici.

DSCN9787S’en suivent 5 jours de ski de randonnée ensoleillés et chauds ! Le premier jour nous vaccine, nous rentrons rouges comme des écrevisses !!! Se découvrir à 3500 m, s’avère être dangereux pour l’épiderme malgré les 6 mois de vélo précédents !

5 jours pour découvrir la chaîne de l’Elbourz, avec une neige relativement rare cette année. L’Iran est un pays qui souffre de la sécheresse et le réchauffement climatique n’est pas prêt d’arranger les choses. Nous skions à 20°C mais la neige est assez bonne.DSCN9748

Après une vingtaine de minutes de marche en moyenne, nous chaussons les skis entre 2500 et 3900m d’altitude. Le ski de randonnée est en plein développement en Iran et notre guide Majid est heureux de nous emmener découvrir cette face cachée du pays. Nous skions au pied du Damavand, géant iranien qui nous surveille du haut de ses 5671 m. Au fur et à mesure des jours, nous devenons de vrai pro de la conversion (technique de virage en montée).

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Claire en pleine conversion 

 Nous en prenons plein les yeux. Les paysages sont vraiment grandioses. Le contraste entre la vallée jaune/verte et les sommets enneigés est saisissant.DSCN9795

5 jours de festival de blagues ou Denis et Sébastien sortent vainqueurs ex-aequo ! On aurait dit des enfants de primaire en train de se raconter des blagues de toto. D’ailleurs, c’est l’histoire de Toto qui va aux toilettes et qui…
Nous jouons même les acteurs studio en faisant des vidéos humoristiques pour une boisson iranienne (Rexus).

Nous sommes vraiment heureux de cette parenthèse montagnarde durant notre voyage. Retrouver les copains riment aussi avec potins … ça nous fait du bien de parler d’autres choses que du voyage et d’avoir des nouvelles de chez nous. Retrouver l’accent du Haut-Doubs est un plaisir ! Sans oublier le Comté, chasse gardée de Claire qui le distribue au compte-goutte.

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Nous avons beau être des « rattraits » (entendez par là, pas né dans le Haut-Doubs), nous avons pourtant l’impression d’y être enracinés tels des gentianes et nous serons contents d’y revenir dans quelques mois.

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Avec Lysiane et Seb

 

English version :

Return of a week of ski touring in the Elbourz massif, north of Tehran: Lying at 2am as excited as children waiting for Santa Claus on December 24 and woke up at 3am to pick up our friends at the airport! Suffice to say that we slept nothing but the excitement keeps us awake! The first day is dedicated to the transfer and installation at the base camp. Less than 100 km separates us from Tehran. It swarms with French, finally, Alsatian (it’s not the same). The French are the first foreign nation to visit Iran, just in front of the Germans (it depends how we count the Alsatians), we have the proof here. Follow 5 days of sunny and warm ski touring! The first day we vaccinate, we go red like crayfish !!! Discovering itself at 3500 m, proves to be dangerous for the epidermis despite the previous 6 months of cycling! 5 days to discover the Elbourz range, with relatively rare snow this year. Iran is a country suffering from drought and global warming is not ready to fix things. We ski at 20 ° C but the snow is pretty good. After about 20 minutes of walking on average, we ski between 2,500 and 3900m above sea level. Ski touring is booming in Iran and our guide Majid is happy to take us to discover this hidden side of the country. We ski at the foot of the Damavand, Iranian giant who watches us from its height of 5671 m. As the days go by, we become real conversion pro (uphill curve technique). We take full eyes. The landscapes are really grandiose. The contrast between the yellow / green valley and the snow-capped peaks is striking. 5 days of jokes festival where Denis and Sébastien win the tie! It was like primary school children telling each other jokes about toto. Moreover, it is the story of Toto who goes to the toilet and who … We even play studio actors making humorous videos for an Iranian drink (Rexus). We are really happy with this mountain break during our trip. Finding friends also rhymes with gossip … it feels good to talk about other things than travel and to hear from us. Finding the accent of Haut-Doubs is a pleasure! Not to mention the County, a guarded preserve of Claire who distributes it drip. We may be « rogues » (mean, not born in the Haut-Doubs), but we have the impression to be rooted like gentian and we will be happy to return in a few months.