Ouzbékistan … du 18 au 27 avril

9 jours en pays ouzbek à 2 et à 6 …

18 avril : jour de repos à Alat

Nous profitons du premier jour en Ouzbékistan pour jouir des plaisirs simples de la vie : se lever tard, écouter les oiseaux chanter, faire la sieste …
En fin d’après-midi, nous sommes rejoints par nos copains les Colybride pour une soirée bien arrosée. Nous avons fêté les retrouvailles à la vodka et après 2 mois d’abstinence, ça rend heureux !

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de gauche à droite : César, Louis, Cyril et Oliver

19 avril : Alat-Boukhara, 76 km, 150 m D+

Nous reprenons la route à 6 avec les Colybrides. Nous démarrons tard … il est plus de 11 heures lorsque nous quittons la ville ! Mais la route est toute plate ou jallonnée de nids de poules qu’il faut éviter ça et là ! Les relais avec César et Olivier nous font avancer comme des fusées !DSCN6444.JPG

En arrivant à Boukhara, nous sommes surpris par les ruelles de terre battues en plein centre-ville. L’avantage du vélo est que l’on peut se faufiler partout … y compris dans une auberge de jeunesse où le patron parle un français parfait ! D’ailleurs, nous avons l’impression qu’il y a un nid de français dans cette ville. Nous entendons parler notre langue à tous les coins de rue …

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Boukhara

20 avril : Jour de repos à Boukhara

Boukhara, ville étape célèbre de la route de la Soie a su garder bien des merveilles du temps. Les madrasas, écoles coraniques se comptent par centaines et l’on se perd dans les méandres des ruelles et des multiples Caravansérails de la vieille ville.

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Boukhara

Claire profite de la culture orientale pour faire un hammam pendant que Denis mange des pâtisseries avec les garçons.

Nous parvenons enfin à effectuer le paiement pour le visa Tadjik de Denis, le puzzle de visa jusqu’en Chine est complet.

21 avril : Boukhara-Num Boukhara, 40 km, 250 m D+

Départ de l’hostel à 11h30, courses à 12h et pause sandwich à 12h30 après 3 km! Les Colybrides ne sont pas pressés et ça se sent … nous ralentissons le rythme ! La bonne humeur et les rires n’en sont que plus intenses !DSCN6487.JPG

Lorsque nous sortons de la ville, le vent se remet à souffler, de face. Nous nous faisons violence pour parcourir tant bien que mal 40 km en direction du sud.
Bivouac royal dans une ancienne bâtisse soviétique laissée à l’abandon. Deux groupes prennent alors naissance : les lecteurs et les pêcheurs … qui sont pourtant bredouilles ! Nous avons du manger du thon en boite.

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22 avril : Num Boukhara-Mubarak, 67 km, 270 m D+

Encore du vent de face, encore du plat … nous reprenons le trio de tête avec César ! Ce petit rythme nous va bien. Aussi paradoxalement que cela puisse paraitre, les Colybrides, groupe de copains, avancent chacun à leur rythme. Alors que nous roulons plutôt ensemble avec Denis, cela nous surprend un peu mais qu’importe. Au moment de fêter le 9000e km autour d’une bière, tout le monde se rassemble !

Après la pause matinale, nous échangeons les vélos pour essayer. En un coup de pédale, Louis casse la chaine de Claire ! Il a trop de watts dans les jambes ce Loulou ! Nous faisons moins d’une dizaine de kilomètres jusqu’à la pause qui s’avère être un véritable terrain de jeu pour les grands garçons : les canalisations d’eau à ciel ouvert se transforment en toboggan XXL !

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Echange de tenues

Le soir venu, difficile de trouver un bivouac pour 6 à l’abri du vent. Nous finissons dans un relais routier pour notre dernier bivouac ensemble ! Encore une bonne soirée où Denis et Louis ont rivalisé de blagues pourries (en tout cas bien mûres) !

23 avril : Mubarak-Karchi, 70 km, 180 m D+

Dernier départ avec les copains. Nous roulons avec eux jusqu’au pique-nique. Vient ensuite l’heure de nous séparer. Cette fois, nous ne devrions pas nous revoir avant notre retour en France. Eux comme nous doivent être de retour pour septembre… Ces quelques jours passés en leur compagnie était vraiment rafraichissants ! Nous avons apprécié leur délires et ils étaient intrigués de voir que des « vieux » comme nous pouvaient être aussi débiles qu’eux.

Nous roulons jusqu’à Karchi, grande ville au sud de l’Ouzbékistan où nous attend un hôtel et une douche parce que le vent nous a aussi aspergé de poussière !

24 avril : Karchi-Sarykul, 83 km, 505 m D+

Nous démarrons la journée sous un ciel gris et lourd qui ne tarde pas à percer. En avançant vers l’été et vers l’est, la pluie se faisait plus rare. Nous mettons davantage de temps à sortir nos k-way bien enfouis dans nos sacoches. Mais la pluie ne dure pas … pour notre plus grand bonheur !

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Nous commençons à apercevoir des images d’Asie centrale comme des cartes postales : grandes plaines vertes ou jaunes et la montagne en arrière-plan. Le relief est plus valloné pour notre plus grand plaisir ! Bergers et troupeaux de chèvres bordent les routes. Ne manquent plus que les yourtes.

25 avril : Sarykul-Samarcande, 67 km, 380 m D+

Nous continuons progressivement notre ascension le long des montagnes pour rejoindre Samarcande, Cette fois, nous avons le vent dans le dos. Nous sommes en ville en trois coups de pédales. C’est jouissif ! En chemin, néanmoins, nous prenons le temps d’admirer les vignes ouzbèques … sans pouvoir goûter le vin !

La ville est immense et fastueuse, presque bourgeoise. Nous nous posons dans un hôtel pour savourer nos derniers jours ouzbeks.

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Place du Registan, Samarcande

26 avril : Jour de repos à Samarcande

Nous sommes rejoins par Stéphane (unvéloautourdumonde), breton « quinqua », cyclo-voyageur parti faire le tour du monde à vélo pour 5 ans ! Nous l’avions rencontré une première fois à Téhéran puis à Mashhad avant que nos routes se rejoignent à Samarcande … la route de la Soie offre de nombreux carrefours pour les voyageurs !

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Denis et Stéphane

Nous passons l’après-midi avec lui à visiter la ville. Le soir venu, la visite de la brasserie nous invite à savourer la mousse locale. Fraiche et en bonne compagnie, la bière est toujours un régal !

27 avril : Samarcande (Uz) -Sujina (Tj), 77 km, 535 m D+

Nous quittons Samarcande et l’Ouzbekistan pour rejoindre les montagnes du Tadjikistan. Depuis quelques jours, elles nous narguent au loin …

Après seulement, 40 km, et environ 20 minutes de passage de douane, nous sommes déjà au Tadjikistan ! Qui aurait cru que la frontière soit si facile à passer alors qu’elle était encore fermée quelques mois auparavant ?
Les douaniers de part et d’autre nous font plutôt bon accueil.

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Au revoir Ouzbékistan, bonjour Tadjikistan

De l’autre côté de la frontière, l’ambiance dans les villages semblent similaire. Pas de réel changement. L’alphabet officiel est le cyrillique mais les panneaux sont traduits en alphabet latin.
Le cours d’eau qui alimente la vallée donne un ambiance plus rurale, plus paysanne où tous les villageois semblent dans les champs. Les gens nous saluent amicalement et semblent heureux de voir des touristes.

Nous installons le bivouac, à la sortie d’un village, à l’écart de la route, près d’un chemin … qui n’est autre que l’accès à un champ ! Nous voyons défiler la moitié du village mais nous ne sommes pas délogés pour autant. A la tombée de la nuit, nous sommes même rejoints par deux petits chiots en mal de compagnie ! Bienvenue au Tadjikistan !

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Tous les travaux des champs sont fait à la main